Samedi 22 janvier 2011 6 22 /01 /Jan /2011 17:38
Mardi 11 janvier en fin d'après midi, des ouvriers découvrent sur un chantier de Cavaillon un hérisson recouvert de béton. Cette femelle adulte devait probablement hiberner dans un abri sur laquelle une dalle de béton fut coulée.

Celle qui fut rapidement surnommée "miss Bitume" a été déposé chez un vétérinaire bénévole de Cavaillon qui commença à broyer à la pince universelle (pour les bricoleurs) les morceaux de béton durci se trouvant sur le dos du pauvre animal, sur et entre les piquants. A 19h30, une bénévole du réseau d'acheminement prenait le relai. Mais le refus catégorique de la patiente de s'ouvrir pour pouvoir dégager le ventre et l'orifice génito-urinaire, l'empêchant donc d'uriner, il était évident qu'une anesthésie générale s'imposait.

Mercredi 12 janvier à 9 h, miss Bitume était endormie, permettant ainsi à la bénévole, au vétérinaire et à son assistante, d'épiler, bloc par bloc, tout le béton du ventre, l'utilisation d'une pince pour broyer s'avérant inefficace et dangereuse sur cette partie du corps. Une heure aura été nécessaire pour retirer tout le béton collé à la peau.

Aujourd'hui Miss Bitume va bien et se remet de ses émotions. Elle restera au Centre jusqu'au printemps et sera ensuite rendue à la vie sauvage...mais le plus loin possible d'un chantier !

 

Yann Maurey

Par Maurey
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Mardi 18 janvier 2011 2 18 /01 /Jan /2011 19:41

Plusieurs informations, en provenance des Etats-Unis (Arkansas et Louisiane) et de Suède, font état de « pluies » d'oiseaux retrouvés morts. Dans le premier cas, il s'agit de carouge à épaulettes, dans le dernier de choucas des tours.

Ces deux espèces sont réputées grégaires en hiver et se rassemblent en grands dortoirs le soir venu, à la manière des étourneaux. Elles choisissent fréquemment les villes où il fait plus chaud qu'en rase campagne et où le risque d'être tués par un prédateur est plus faible.

Dans deux des 3 cas cités au moins, ce phénomène de « mort collective » s'est produit à la suite de feux d'artifice tirés pour la Saint-Sylvestre. Dès lors on peut penser que l'hypothèse la plus plausible reste, en l'état actuel de nos informations, la suivante :

Dérangés en pleine nuit par des lumières et un bruit soudains, les oiseaux ont décollé de leur dortoir dans un mouvement de panique. Beaucoup d'espèces grégaires, face au danger, ont tendance à chercher le couvert et à plonger au sol pour trouver refuge.

Carouges comme choucas sont des espèces diurnes, dont la vision nocturne n'est pas forcément excellente. On peut donc penser que, dans la panique, les oiseaux cherchant le sol, n'ont pas vu l'asphalte des rues qui se confond avec la noirceur ni, sans doute, les murs ou les vitres des bâtisses et se sont alors écrasés, ce qui semble attesté par les traumatismes dont souffraient les oiseaux retrouvés morts. A cela, on peut imaginer qu'un dégagement important de soufre, lié aux feux d'artifice, ait pu intoxiquer certains oiseaux qui auraient alors eu des difficultés à voler et se seraient écrasés. Mais cela n'a pas été démontré.

En tout état de cause, il s'agit d'un phénomène assez exceptionnel, mais pas sans précédent, qui a touché cette fois-ci un grand nombre d'oiseaux.

 

Yann Maurey

Par Maurey
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Mardi 18 janvier 2011 2 18 /01 /Jan /2011 17:55

Pigeons ramiers en Ardèche : la fin d'un trop long conflit

En 2010, à la demande du Ministère de l’écologie, des comptages de pigeons ramiers ont été effectués par les chasseurs, l’Office National de la Chasse (ONCFS) et les associations de protection de la nature sur trois cols de référence ardéchois, au printemps et à l’automne.

Le protocole utilisé pour ces comptages a été accepté autant par les représentants de la fédération de chasse et du président du CDCAR (Comité de Défense des Chasses Traditionnelles ardéchoises) que par les protecteurs de la nature afin qu’aucune ambiguïté ne puisse entacher
les résultats.

Ces comptages partagés devaient permettre d’instruire la demande de dérogation déposée par la fédération des chasseurs de l’Ardèche pour chasser le pigeon ramier en mars, en dehors des périodes de chasse légales actuelles.

Les résultats des comptages analysés par l’ONCFS, démontrent que les pigeons migrent en nombre beaucoup plus important en automne qu’au printemps au dessus des cols ardéchois.

De fait, une dérogation à la directive Européenne « Oiseaux » est impossible.

La demande de dérogation déposée par la fédération des chasseurs de l’Ardèche ne peut donc être accordée.

Avec ce résultats sans appel, Le CORA, La FRAPNA et la LPO se réjouissent qu’enfin ce conflit, qui date de plus de 25 ans, ait trouvé une issue à la suite de résultats partagés par toutes les parties.

Avec un retour à un état de droit en matière de chasse aux oiseaux migrateurs en Ardèche, les rapports entre protecteurs de la nature et chasseurs pourront enfin se pacifier au bénéfice d’une meilleure protection de la nature, de la faune sauvage et des citoyens.

 

Yann Maurey

 

Document

Communiqué de presse en PDF

Contacts

Pierre ATHANAZE
Collectif Escrinet Col Libre
06 08 18 54 55 / athanaze@infonie.frCette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Claire LUX
Attachée de presse LPO
06 34 12 50 69 / claire.lux@lpo.frCette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Par Maurey
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Mardi 18 janvier 2011 2 18 /01 /Jan /2011 17:40

C'est avec un plaisir que je vous annonce que la mairie de saint tropez va acheter 10  nichoirs à martinet noir qui seront intégrés sous la charpente de la toiture de la Chapelle des Capucins de St Tropez 

UN BEAU GESTE POUR LES GENERATIONS FUTURES

 

VIVE L'OISEAU LIBRE

Yann Maurey

Par Maurey
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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 21:49

 

Les oiseaux sont des témoins privilégiés des changements climatiques et constituent à ce titre

de bons indicateurs. La LPO, à la demande du ministère de l’Ecologie, analyse chaque année le

comportement d’espèces indicatrices, qui sont susceptibles de réagir au réchauffement climatique

en cours.



Parmi les résultats actuels, on constate que l’oie cendrée, qui hivernait principalement en Espagne, passe

désormais l’hiver en France en grand nombre, ne traversant plus les Pyrénées.

Plus d’un millier de cigognes blanches hivernent actuellement dans le sud et l’ouest de la France, plutôt

que de le faire en Afrique tropicale. Des hirondelles essaient, ici et là, de résister aux rigueurs du froid en

hivernant dans des zones particulièrement douces, et notamment en Bretagne.

Certains rapaces migrateurs comme la bondrée apivore ou le busard des roseaux montrent une certaine

tendance à partir plus tôt d’Europe que par le passé. D’une part, parce qu’ils ont fini plus tôt leur

reproduction, mais aussi et sans doute, pour anticiper des périodes de sécheresse plus précoces au sud du

Sahara.

En revanche, des oiseaux qui avaient l’habitude de passer la mauvaise saison sous nos latitudes ont

aujourd’hui tendance à rester plus au nord, autour des mer Baltique et du Nord. C’est le cas de la

macreuse noire, un canard marin nichant dans la toundra. Mais aussi de petits passereaux comme

l’alouette haussecol, la linotte à bec jaune ou le bruant lapon.

Lundi prochain s’ouvre à Copenhague le sommet de l’ONU sur le climat. La LPO y sera représentée par

les experts de Birdlife International, de France Nature Environnement et du Réseau Action Climat, trois

regroupements d’ONG dont elle est un membre actif.

Avec ses partenaire, la LPO défend notamment l’impérative nécessité de protéger la biodiversité et les

écosystèmes, tant leur rôle est crucial dans la régulation du climat. L’arrêt complet de la déforestation et

de l’assèchement des zones humides dès 2020 est par conséquent prioritaire.

Or, à la lumière d’études récentes, le réchauffement climatique est montré du doigt dans la disparition

d’espèces, notamment les plus spécialisées, celles qui ont le plus de difficulté à s’adapter à cette hausse

rapide de la température. En Europe, des oiseaux comme le pouillot siffleur, le gobemouche noir ou

encore les mésanges nonnette et boréale souffrent visiblement de ces changements.

En effet, plus la diversité spécifique d’un milieu s’amenuise plus l’ensemble de la biodiversité est fragilisée

face aux bouleversements climatiques. Sa résilience à l’égard de ces agressions est fortement compromise,

pouvant conduire, à terme à un véritable collapsus et à des extinctions massives.

La LPO ne peut assister à ce phénomène sans réagir. Elle appelle les dirigeants du monde entier à

prendre, enfin, des mesures d’urgence pour enrayer ce qui serait une catastrophe écologique de premier

plan, touchant non seulement les oiseaux, mais tout le Vivant. L’Homme compris.


Yann Maurey/Allain Bougrain Dubourg

Par Maurey
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 19:20

 

A l’occasion du 30ème anniversaire d’Argos, le CNES, Argos et Microwave Telemetry soutiennent la LPO en contribuant à l’étude du Milan royal, un rapace européen en déclin.



Malgré d’importants efforts déployés par les ornithologues français, le Milan royal continue de décliner sur notre territoire. Une enquête menée en 2008 a révélé une chute de 21 % des effectifs nicheurs en 6 ans. Le Milan royal figure désormais parmi les espèces dites « vulnérables »*.

Aujourd’hui, à l’occasion du 30ème anniversaire d’Argos, le CNES, Argos et Microwave Telemetry offrent une balise Argos-GPS à la LPO. Elle sera posée, cet après-midi, à la Cité des Sciences à Paris,  sur une femelle adulte de Milan royal, née et élevée en captivité au Puy du Fou. Cette technologie permettra de suivre tous les déplacements et comportements de l’oiseau et donc d’étudier la capacité de l’oiseau à se réinsérer dans le milieu naturel.

En 2007 déjà, dans le cadre du plan national de restauration de l’espèce, 3 balises Argos avaient été posées sur des jeunes Milans royaux nés en Franche-Comté. L’un de ces jeunes avait été suivi jusqu’en Espagne, où il est mort, victime probablement d’empoisonnement.

Aujourd’hui, la LPO, le CNES, Argos et Microwave Telemetry font appel à Adrian Aebischer pour la pose de cette balise. Spécialiste suisse, Adrian Aebischer étudie la population helvétique de Milans royaux, notamment grâce à la technologie Argos. Il a ainsi collecté de précieuses informations sur la migration, les déplacements, les comportements reproducteurs, l’occupation des territoires des Milans royaux équipés, améliorant ainsi considérablement les connaissances sur l’espèce.

Compte tenu des menaces qui pèsent sur ce rapace tant à l’échelle nationale qu’européenne, il n’est pas exclu qu’un jour, les ornithologues français aient recours à un programme de renforcement de la population nationale à partir d’oiseaux issus de captivité. Des programmes de renforcement ont d’ailleurs été menés avec succès en Ecosse, Angleterre et en Italie.

La technologie Argos est un précieux outil de connaissance au service de la protection de la nature, et tout particulièrement lorsqu’elle est utilisée pour des espèces en fort déclin, comme le Milan royal en France.

La LPO se félicite donc de ce précieux cadeau fait par le CNES, Argos et Microwave Telemetry au Milan royal, qui, au-delà des connaissances qu’il apportera aux ornithologues, offrira aussi une belle occasion de sensibiliser le grand public à la sauvegarde de ce majestueux rapace en déclin.

*Liste rouge des oiseaux nicheurs de métropole (UICN)

Allain Bougrain-Dubourg

Allain Bougrain Dubourg
Président de la LPO

Contacts Documents

Patrick LADIESSE
Attachée de presse LPO
06 34 12 50 69

Fabienne DAVID
Responsable Programme Milan royal LPO
01 53 58 58 38

CP version PDF

Informations complémentaires

Site Internet Milan royal : http://milan-royal.lpo.fr
Suivi du Milan royal par balise Argos en Suisse : http://www.fr.ch/mhn/

Quelques autres espèces d’oiseaux étudiés en France avec des balises Argos:
La cigogne blanche, la cigogne noire, le balbuzard pêcheur, le circaète Jean-le-Blanc, l’aigle de Bonelli, le vautour percnoptère, l’outarde canepetière.

Fiche d’identité milan royal
Nom français : Milan royal
Nom latin : Milvus milvus
Envergure : 145 à 165 cm.
Longueur : 59 à 66 cm.
Poids : 720 g à 910 g pour le mâle et 800 g à 1010 g pour la femelle.
Dimorphisme sexuel : Il existe un léger dimorphisme de taille chez les adultes, les ailes du mâle mesurent 475 à 500 mm tandis que celles de la femelle sont plus grandes, de 475 à 530 mm.
Durée de vie : Record de 26 ans pour une femelle.
Habitat : Le milan royal se rencontre dans les milieux ouverts, souvent agricoles.
Reproduction : 2 à 3 œufs en moyenne, pondus en mars-avril, vont être couvés pendant 35 à 40 jours. Les jeunes, élevés pendant deux mois, attendront environ l’âge de 3 ans avant de commencer à se reproduire à leur tour.
Alimentation : C’est un rapace particulièrement opportuniste et très charognard.
Identification : Le milan royal est un rapace très facile à identifier, entre autres grâce à sa longue queue rousse triangulaire, profondément échancrée, typique de l’espèce. La tête est blanchâtre et le plumage brun rouge dessus et roux rayé de brun dessous. Les ailes sont tricolores dessus et on peut observer au-dessous deux fenêtres blanches, situées au niveau des poignets, également caractéristiques du milan royal.
Les jeunes oiseaux sont faciles à reconnaître dans les premiers mois suivant leur envol : l’ensemble du plumage est nettement plus pâle, les couvertures sus-alaires sont terminées par une petite frange blanche et l’iris est sombre.
Répartition : Le milan royal est un oiseau essentiellement européen. En période de nidification, on le rencontre dans les zones tempérées et méditerranéennes occidentales, dans une étroite bande reliant les îles du Cap Vert à la Biélorussie. L'Ukraine constitue sa limite orientale de répartition. Plus à l'ouest, une petite population récemment établie occupe une partie de l'Angleterre.

En France, l’aire de répartition du milan royal forme une diagonale allant du sud-ouest au nord-est de la France dont les effectifs se répartissent comme suit : 15 % dans les Pyrénées, 40 % dans le Massif central, 20 % dans le Jura, 15 % dans les zones collinéennes du nord-est de la France (Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine et Bourgogne) et 10 % en Corse.

Par Maurey
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 19:17

logo week end aux arbres citoyens          logo club pour la nature         logo LPO

 

Le Week-end "Aux arbres, citoyens !" approche à grands pas... Plus qu’une semaine ! Il aura lieu les 21 et 22 novembre prochains, dans toute la France, dans le reste de l’Europe et en Afrique. 

Organisée pour la troisième année consécutive par la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) et la FCPN (Fédération des clubs Connaître et Protéger la Nature), cette grande fête de l’arbre sera l’occasion pour le grand public de redécouvrir l’importance des arbres pour la biodiversité.

À l’honneur cette année : "les arbres à cavité", ces arbres creux ou morts, abris uniques qui offrent le gîte à de nombreuses espèces d’oiseaux (pics vert et épeiche, sittelle torchepot, grimpereau des jardins…), de petits mammifères (chauves-souris, martre, fouine, loir, lérot...) d’insectes (cloporte, lucane cerf-volant), d’amphibiens, de végétaux (mousses, lichens, gui) ou de champignons.

Au programme : des sorties de terrain, des ateliers, des conférences, des bourses d’échanges, des contes, des expositions, des plantations d’arbres…

Pour trouver une animation près de chez vous, rien de plus simple : il suffit de consulter les sites Internet de la LPO (www.lpo.fr) et de la FCPN (www.fcpn.org) pour y trouver toutes les animations répertoriées par département, le site le plus proche de votre domicile, ainsi que les coordonnées de chaque organisateur local.

Contacts Documents

Claire LUX
Attachée de presse LPO
06 34 12 50 69

Céline GAGEAT
Coordinatrice Éducation à l’Environnement LPO
05 46 82 15 85
celine.gageat@lpo.fr

Laëtitia GARLANTEZEC
Chargée de campagne FCPN
03 24 30 29 35
educ@fcpn.org

CP version PDF

Informations complémentaires

Renseignements pratiques
Quand ? Les 21 et 22 novembre 2009
Pour qui ? Ouvert gratuitement au grand public.
Où ? Partout en France, mais également en Belgique et en Afrique.
Quelles animations ? Des sorties de terrain, des ateliers, des conférences, des bourses d’échanges, des contes, des expositions, des plantations d’arbres…
Comment trouver une animation près de chez soi ? Dès le 20 octobre, il vous suffira de consulter les sites Internet de la LPO et de la FCPN pour y trouver toutes les animations répertoriées par région et par département, le site le plus proche de votre domicile, ainsi que les coordonnées de chaque organisateur local.

Plus d’informations :
Dossier de presse disponible sur les sites Internet de la LPO et de la FCPN.

Par Maurey
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 19:13

 Bonne nouvelle j'y vais avec Mme Laura Lefebvre
Yann et Laura

La Bibliothèque nationale de France (Site François Mitterrand – Paris) accueillera, les 5 et 6 décembre prochains, le 33e Colloque Francophone d’Ornithologie (CFO), événement unique, commun aux Suisses, aux Belges, aux Marocains et aux Français, ouvert aussi bien à la communauté ornithologique et scientifique qu’au grand public.

Le 33e Colloque Francophone d’Ornithologie, organisé conjointement par la LPO, la SEOF, le MNHN-CRBPO et le CORIF, se tiendra les 5 et 6 décembre à la Bnf. Evénement convivial d’échanges aussi bien pour les ornithologues professionnels que pour les simples amateurs, il leur permettra de voyager au cœur de l’univers fascinant des oiseaux de l’Ouest européen et de l'Afrique du Nord.

Le colloque sera ouvert par Jacques Blondel, directeur de recherche émérite au CNRS et ancien président de la Commission Scientifique de l'Institut français de la Biodiversité (IFB), en la présence d’Allain Bougrain Dubourg, Président de la LPO. Il est prévu six sessions qui porteront sur les thèmes suivants : « Chaque oiseau compte », « Migrer ou rester », « Gestion et conservation », « Atlas et nicheurs », « Place aux rapaces », « Des indigènes et la ville ».

Les visiteurs pourront également découvrir diverses associations scientifiques et de protection de la nature. En effet, une vingtaine de stands leur seront réservés pour leur permettre de vous faire partager leur engagement et leurs actions. Des libraires spécialisées présenteront, en outre, les dernières et nombreuses nouveautés naturalistes. Enfin, la soirée du samedi sera consacrée à la présentation d’un diaporama relatant une expérience humaine et naturaliste unique : « A l’affût dans les Rocheuses Canadiennes » commenté par son auteur, Jean-Lou Zimmermann.

Ce colloque annuel est donc à la fois un événement emblématique et fédérateur pour la communauté ornithologique, et une occasion de susciter de nouvelles vocations, notamment parmi les jeunes, alors même que l’engouement et les demandes en matière d’ornithologie de terrain prennent de l’ampleur en France.

*     LPO : Ligue pour la Protection des Oiseaux, Philippe J. Dubois ;
       SEOF : Société d’Etudes Ornithologique de France, Pierre Nicolau-Guillaumet ;
      MNHN-CRBPO : Muséum National d’Histoire Naturelle-Centre de Recherches par le Baguage des Populations d’Oiseaux, Frédéric Jiguet ;
       CORIF : Centre Ornithologique Ile-de-France, Guilhem Lesaffre.

Contacts  

Claire LUX
Attachée de presse LPO
06 34 12 50 69

 

En pratique : 
Date et horaires : 5 décembre (14h-19h30) et 6 décembre (9h-18h).
Adresse : Bibliothèque Nationale de France (site François Mitterrand), Quai François Mauriac, 75 706 Paris Cedex 13 (entrée Est, dans la tour derrière le cinéma MK2).
Tarifs : 25 euro l’entrée simple pour deux jours (gratuit pour les moins de 25 ans s’inscrivant le jour même, dans la limite des places disponibles), 10 euros le panier-repas individuel (celui tiré du sac étant admis).
Programme détaillé disponible sur les sites des organisateurs : 
www.lpo.fr/ et ile-de-france.lpo.fr/
www.corif.net/site/

Par Maurey
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 19:10

Dans le procès en appel de la catastrophe de l’Erika, qui a débuté le 5 octobre à Paris, les avocats de la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux), Maître François-Xavier Kélidjian et Maître Eric-Denis Ferré, ont fait leurs plaidoiries lundi 9 novembre. La LPO souhaite, comme en première instance, la reconnaissance du vivant non-commercial. Pour justifier ce préjudice écologique, la LPO s’est notamment appuyée sur une méthode inédite en France qui vise à déterminer combien nos concitoyens seraient prêts à payer pour compenser les dégâts causés par l’Erika.



"Rien n’arrête une idée en marche dont le temps est venu."
C’est avec cette citation de Victor Hugo que François-Xavier Kélidjian clôturait sa plaidoirie, le 30 mai 2007, devant le Tribunal Correctionnel de Paris dans le procès en première instance de l’Erika.

Le temps était alors venu pour le droit et la jurisprudence de se faire l’écho d’une société qui se préoccupe beaucoup d’environnement. Le temps était donc venu pour la justice d’envoyer un signal fort et dissuasif à ceux qui foulent du pied la nature.

C’est pourquoi, l’avocat de la LPO a de nouveau plaidé pour la reconnaissance des trois préjudices (moral, matériel et écologique) obtenus en première instance.

C’est parce qu’elle est délégataire d’une mission d’intérêt général en ce qui concerne les oiseaux, qu’il est légitime que la LPO demande des réparations au titre de l’Erika, notamment la reconnaissance du préjudice écologique. Elle gère, en effet, de nombreuses réserves naturelles pour le compte de l’Etat et participe, par exemple, au Grenelle de l’Environnement et de la Mer. En outre, en tant que garante du respect du droit de la nature et association agréée de protection de l’environnement, elle mène des actions en justice. Sans oublier, bien sûr, son engagement pendant la catastrophe de l’Erika.

Ainsi, dès le lendemain de la marée noire, elle a dû mettre entre parenthèses ses programmes, études et partenariats, pour mobiliser de nombreux salariés afin de faire face à la catastrophe. C’est pourquoi la LPO a obtenu 100 000 euros, au titre du préjudice moral, en première instance et réitère sa demande sur ce point.

Elle a également demandé une confirmation des 300 000 euros obtenus en première instance au titre du préjudice matériel. Ce préjudice découle des frais résultants de l’ouverture et de la gestion de 10 centres de soins ou de collecte pour les oiseaux et de ceux engagés pour dresser un inventaire quotidien pour l’Etat des oiseaux touchés par la marée noire, qui n’ont pas été remboursés par le Fipol (qui joue le rôle d’assureur dans ce type de catastrophe). Ce dernier a, en effet, estimé que les dons des particuliers à la LPO, c’est-à-dire la solidarité nationale, pouvait s’y substituer !

La LPO a surtout plaidé pour la reconnaissance de ce qu’il est convenu d’appeler le "préjudice écologique", qu’elle avait obtenu en première instance, en s’appuyant sur des données chiffrées et scientifiques. Pour le calculer, Maître Kelidjian s’est référé à l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), qui, tous les deux ans publie un barème de la valeur unitaire d’une espèce en fonction de sa capacité à être réintroduite et s’est également appuyé sur le barème de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) qui diffuse une liste rouge fixant le coefficient de santé d’une espèce et sa rareté en France et en Europe.

L’avocat de la LPO a également utilisé une méthode complètement inédite, qui n’a jamais été présentée devant une juridiction française ou européenne, la méthode dite "contingente". Cette dernière est mise en évidence par le rapport de Bernard Chevassus-au-Louis, commandé par l’Etat.

Cette méthode vise à déterminer combien les concitoyens seraient prêts à payer pour compenser les dégâts causés par l’Erika. Pour appuyer son propos, Maître Kelidjian a rappelé qu’en 1998, une pétition européenne, soutenue par la LPO, dans le cadre de la Directive Européenne sur la conservation des Oiseaux, présentée au parlement européen, avait recueilli 2, 2 millions de signatures dont 1,7 millions en France.

En se fondant sur le baromètre de la générosité des Français, édité par la Fondation de France, il a constaté que 8 % du don moyen, qui s’élève à 106 €, était consacré à l’environnement (condition animale et protection de la nature confondues), soit 8,48 euros par personne. Dans cette approche, le bilan financier se montre comparable à l’indemnité demandée par la LPO au titre du préjudice écologique, en première instance, et en appel, le 9 novembre 2009.

Une fois plus lors de ce procès, la LPO a démontré son engagement considérable et quotidien pour protéger les oiseaux, car comme le dit Maître Kélidjian, citant Saint Augustin : "On perd moins à se perdre dans la passion qu’à perdre sa passion."

Quelle qu’elle soit, la décision de la Cour sera historique pour la justice de notre pays et sera, comme en première instance, commentée bien au-delà de nos frontières.


Yann Maurey

Par Maurey
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Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /Nov /2009 15:25

 

Bertrand ELIOTOUT

On dit que ce sont souvent les meilleurs qui partent les premiers.

Notre collègue et notre ami Bertrand Eliotout nous a quittés à l'âge de 34 ans.

Bertrand, qui a tant œuvré pour les vautours dans les Grands-Causses, est décédé dans un accident de voiture. Il venait de rejoindre le Zimbabwe où l'attendait une équipe du CNRS et de nombreuses aventures naturalistes et humaines.

Bertrand était idéaliste, courageux, lucide et intègre. C'était un collègue brillant, un ami fidèle, une personne pure, qui ne faisait pas de compromis avec ses idéaux. Son besoin de découvertes et de nouveaux horizons l'a amené à quitter la LPO et les Grands-Causses pour les paysages du parc national de Hwange au Nord du Zimbabwe.

Bertrand avait mis sa plume au service des oiseaux. Nous garderons de lui de très beaux livres pour les enfants, mais aussi pour les naturalistes chevronnés, comme son ouvrage sur les vautours. Passionné d'écriture et de vie sauvage, il avait encore de nombreuses histoires à écrire, et la sienne avant tout. Malgré tout ce qu'il avait déjà accompli, il n'avait pas l'âge de tout quitter.

Bertrand est parti en étant fidèle à lui-même, à ce qu'il voulait de la vie, l'aventure, la nature, l'amour, l'amitié. Il a écrit des livres, voyagé, aimé, protégé la nature, fait mille choses que certains ne feront jamais en toute une longue vie. Il n'était pas un homme commun et il n'est pas mort en homme commun, mais en Afrique, à la poursuite de son rêve.

Il a énormément apporté à ceux qui l'ont connu, notamment par sa façon de ne pas accepter les choses, mais aussi par sa capacité d'assumer ses doutes.

Les naturalistes et les amoureux des vautours le savent : rien ne meurt tout à fait.

Bertrand, tu vis en chacun de ceux qui ont eu le bonheur de te rencontrer. Et dans chacun des grands rapaces des Grands-Causses, nous verrons ton regard fier et amusé.

Nos peines et nos regrets sont immenses. A sa famille, à ses amis, à son amie, à ses collègues nous voulons apporter notre soutien et nos souvenirs.

 

 Grâce à vous, et avec vous, ses membres, ses donateurs, la Ligue pour la Protection des Oiseaux, association reconnue d'utilité publique, crée des réserves naturelles, acquière et restaure des espaces naturels, accueille dans ses centres de soins les oiseaux blessés et mazoutés, surveille les nids d'espèces rares ou fragiles : aigles, busards, cigognes... lutte contre les excès de la chasse.
Avec ses délégations, groupes et relais, la Ligue pour la Protection des Oiseaux vous offre toute l'année en France des visites guidées, sorties d'initiation, séjours "découvertes", chantiers de jeunes...
La LPO agit aujourd'hui, pour que la nature et notre environnement ne connaissent pas de "printemps silencieux".

Allain Bougrain Dubourg

Par Maurey
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